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Togo: Chronique/ Yves de Fréau/ Les bonnes nouvelles de Saly

Les nouvelles qui nous viennent de Saly sont bonnes. Elles sont plus que rassurantes.  Le lourd programme concocté par le sélectionneur du Togo Claude Le Roy, suit son cours. Et plus le travail s’intensifie plus la solidarité s’amplifie. Jamais, depuis très longtemps, les Eperviers ne se sont sentis aussi concernés. Aussi unis. Aussi proches les uns des autres. Aussi heureux et fiers de vivre ensemble, et de regarder dans la même direction. Celle d’Oyem, située quelque part au Gabon, là où leur donnent rendez-vous, Eléphants, Lions et Léopards. Comment sortir du guêpier de toutes ces carapaces traditionnellement sans pitié pour les espèces ailées ?


C’est pour résoudre cette difficile équation que, le « sorcier blanc » s’était envolé le premier jour de cette année 2017 avec ses ouailles pour d’autres cieux. Des cieux sans doute plus propices, plus bénins et aussi attachants que le nid natal. Dans tous les cas, quand on apprend que, des compatriotes, membres du Haut Conseil des Togolais au Sénégal, sont allés rendre visite et exprimer leur attachement et leur soutien à l’équipe, on ne peut que s’en féliciter, s’en réjouir…. Voyez-vous, les nouvelles de Saly sont bonnes. Elles sont plus que rassurantes.


Alors, tous les rêves sont permis. Les rêves les plus grands d’une qualification en quart de finale par exemple. Et qui obligent le capitaine Adébayor Shéyi à retrouver son efficacité, et le portier Agassa Kossi à être plus exigeant avec lui même. Ils ont mille et une raisons de lutter, de s’accrocher, et surtout d’accepter de se faire mal. Pour pouvoir faire mal à ceux qui ne croient pas en eux. Avec Alaixis Romao, ils constituent tous les trois, l’épine dorsale la plus expérimentée de cette CAN. Douze années de vie ensemble dans une sélection nationale, c’est une sacrée chance. C’est une bénédiction pour tout dire. Et pour ces trois supers adultes, mondialistes en plus, le moment est venu de vider les armes. Et de pousser leurs jeunes coéquipiers à une démonstration de football comme jamais le Togo ne l’a fait.


Disputer une première fois les quarts de finale a été une grande fierté. Une sacrée réussite. Il faudrait seulement pour Bossou Vincent, Ouro-Akoriko, Serge Akakpo, Djéne Dakonam, Mamah Gafar, Floyd Ayité, Serge Gakpé, Razak Boukari, et autre Prince Ségbéfia, de s’en souvenir : c’était dans une poule sans aucun doute plus difficile qu’ils avaient pu tirer leur qualification pour ces quarts. Et s’ils ont pu s’extirper d’un groupe aussi compliqué que, celui les opposant à la Côte d’Ivoire, l’Algérie et la Tunisie en Afrique du Sud, pourquoi ne le pourraient-ils pas au Gabon face à la Côte d’Ivoire, au Maroc et  à la RDC ? Rien n’est impossible dans une compétition comme la CAN. C’est juste une cathédrale qui a l’habitude de balayer très vite les faibles. Et les faibles, dit la légende, c’est ceux qui doutent.


Mais fort heureusement, quand on regarde dans chaque sueur qui coule du visage et du corps de chaque Epervier depuis Saly, on n’a qu’une seule envie : parier pour une qualification pour les quarts de finale, et parier pour une présence togolaise en finale. Ça, ce sont les nouvelles de Saly qui nous l’ordonnent. Une équipe unie, est une équipe forte. Et un peuple uni derrière son équipe, la rend encore plus forte. Que commence alors le couplet de l’unisson : « Salut à toi pays de nos aïeux, toi qui les rendais forts, paisibles et joyeux, cultivant vertu et vaillance ». Que viennent les Ivoiriens, les Lions et les Léopards, ton cœur soupire un premier temps vers les quarts de finale de la CAN 2017. Eperviers debout, luttez sans défaillance !


Yves de Fréau

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