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Prendre la Coalition dans le piège d’un calendrier électoral et espérer fermer la page de la contestation lancée le 19 août 2017 par le PNP, c’est de toute évidence l’une des stratégies de Faure Gnassingbé pour reprendre la main. « Conformément à notre loi fondamentale, c’est maintenant au peuple togolais tout entier, seul détenteur de la souveraineté nationale, qu’il appartient de se prononcer. Dans l’Etat de droit que nous construisons, nous ne pouvons pas prétendre substituer des voix plus autorisées au suffrage universel. (…) En 2018, nos concitoyens seront plusieurs fois appelés à décider, par le vote, des grandes orientations de la vie nationale ». Ainsi parla Faure Gnassingbé le 3 janvier dernier, dans son adresse décalée au peuple.


Entendre celui qui s’est emparé du pouvoir en 2005 par la force au prix d’un millier de Togolais tués et le garde depuis par des élections truquées magnifier le suffrage universel comme seul moyen de prise de pouvoir, cela prête à sourire; à la limite, c’est une provocation envers les Togolais. Mais l’annonce principale qui transparaît dans cette portion de phrase mise en relief, c’est le référendum, sans le nommer, que Faure Gnassingbé tient à organiser par tous les moyens. Le laboratoire du système est déjà à pied d’œuvre pour un début de matérialisation de cette annonce. Avec une CENI presque monocolore mise en branle depuis quelques mois, Faure Gnassingbé est résolument décidé à faire son passage en force, quitte à plonger le pays dans un avenir incertain. 

Réformes à minima, un piège à cons de Faure Gnassingbé à la Coalition

Faire passer des reformes à minima avec le soutien tacite de la communauté internationale dans un climat tendu, tel est le nouveau pari du régime de Faure Gnassingbé. Coupler l’organisation des élections locales avec le référendum au mois d’avril, c’est le scénario qu’envisagent les tenants du pouvoir. C’est le passage en force de deux projets très controversés, à savoir la loi sur la décentralisation et le projet de référendum. En envisageant de coupler les locales et le référendum, le régime espère prendre la Coalition dans un piège qui pourrait conduire à sa dislocation. Si l’ensemble des partis membres de cette Coalition sont opposés à toute idée du référendum, du moins publiquement, il n’est pas certain que tous soient partisans d’un boycott des locales, même si la loi sur la décentralisation est sujette à polémique. 

Du côté des chancelleries où on appelle depuis des années à la tenue des élections locales, on pourrait être moins critique vis-à-vis du régime. Faire passer la pilule du référendum controversé en l’habillant des locales, c’est le plan du régime qui sera mis à exécution si d’ici là, la pression de la rue ne pousse pas Faure Gnassingbé à renoncer à son passage en force

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