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Les mouvements d’humeur dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire se rallongent. En effet depuis le retour des vacances, les élèves des écoles publiques ne sont pas véritablement rentrés dans le bain des cours. Ils en sont sevrés par une série de grèves de leurs enseignants qui réclament la satisfaction des points contenus dans leur plateforme revendicative.


Les 13, 14 et 15 novembre derniers, une cessation de travail a paralysé le secteur de l’éducation. Plusieurs fédérations de l’enseignement primaire et secondaire avaient ainsi mis leur menace à exécution. Ces trois jours de grève ont connu une nouvelle phase. Les élèves de plusieurs établissements sont sortis dans la rue en réclamant l’effectivité des cours. Au lycée technique d’Adidogomé, les apprenants sont sortis pour réclamer les cours. Dans la foulée, ils ont délogé leurs camarades des écoles privées de la zone. A les en croire, leur colère s’explique par le fait qu’ils ne peuvent plus continuer à être sevrés de cours pendant que leurs camarades du privé en bénéficient.

A l’issue du mouvement d’humeur de la semaine passée, les enseignants ont dressé un bilan positif. Le débrayage a été largement suivi. « Ces trois jours de grève ont été mieux suivis que les mouvements que nous avons eu à faire », a indiqué le jeudi dernier AtsouAtcha, le porte-parole de la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET). Aussi a-t-il fait planer la menace d’une reconduction au cas où le gouvernement continue de faire la sourde oreille par rapport à leurs doléances. « La Coordination de ces fédérations doit se retrouver pour réfléchir sur la suite à donner. Au pire des cas, on ira aux AG pour en décider », a souligné AtsouAtcha. Joint hier, ce dernier a confirmé la grève de quatre (04) jours qui commence aujourd’hui. « Ce sont toutes les fédérations de l’éducation en plus de la CSET qui rentrent en grève », a-t-il déclaré.

La paralysie constatée dans les enseignements primaire et secondaire depuis le début de l’année académique va crescendo. De trois (03) jours, les enseignants vont passer à quatre jours de cessation de travail. C’est la résultante d’un certain nombre de doléances non satisfaites par le gouvernement qui croit avoir fait le plus dur à la suite de la rentrée officielle des classes. Or, beaucoup ont vu dans la visite du Premier ministre SelomKlassou et du ministre des Enseignements primaire, secondaire et de la Formation professionnelle, Komi Tchakpélé dans les établissements scolaires, de la poudre aux yeux. Les problèmes réels sont là non réglés. La sérénité affichée par le gouvernement suite à l‘octroi de la « prime » aux enseignants et l’adoption du statut de la Fonction publique, n’a été qu’un artifice. 

Les problèmes latents ont resurgi, le temps des passages des membres du gouvernement dans les écoles. En effet déjà en début du mois passé, les enseignants ont annoncé deux jours de grève. A l’issue de cela, ils l’ont encore reconduite les 2 et 3 novembre derniers, en plus de celle de la semaine dernière qui, selon la CSET, a été très suivie sur toute l’étendue du territoire. Plusieurs points dont la mise à disposition de la copie du statut particulier, l’ouverture des négociations sur la fixation du taux correspondant aux primes et indemnités et de sa date d’effet, l’intégration des indemnités forfaitaires de vingt (20.000 FCFA) aux salaires de base des enseignants qui émargent sur la subvention que l’Etat accorde à l’enseignement confessionnel, la rédaction et la signature d’un texte de convention de partenariat entre le gouvernement et l’enseignement confessionnel dans un meilleur délai, l’organisation d’un concours spécial à l’intention des enseignants volontaires ( (EV) du secteur public en vue de leur intégration dans le cadre des fonctionnaires de l’enseignement.

La grève s’étend

Acculé par les manifestations de l’opposition, le gouvernement semble reléguer au second plan la revendication des enseignants. Cette indifférence affichée par les autorités a certainement décidé les enseignants volontaires à annoncer deux jours de cessation de travail à compter d’aujourd’hui.

Ces derniers regroupés au sein de Volontaires nationaux de l’éducation (VNE) réclament « l’intégration de tous les volontaires y compris ceux émargeant sur le budget des APE ayant le diplôme requis et répondant à la fonction enseignante, la suppression du volontariat dans le système éducatif qui ressemble à de l’exploitation de l’homme par l’homme ». Ils motivent leur démarche par le fait qu’ils ne peuvent plus rester dorénavant en retrait et veulent se faire entendre en prenant leur destin en main ». Cette décision de ces enseignants volontaires va accentuer la paralysie dans le secteur de l’éducation. Déjà, ils ont fait savoir que s’ils n’obtiennent pas satisfaction, ils vont reconduire leur mouvement. 

Dans le supérieur, la Ligue togolaise des droits des élèves et étudiants (LTDE) annonce une grève sèche le 29 novembre prochain suivie le 02 décembre d’une marche-meeting. Cette organisation réclame, entre autres, la suppression des critères d’attribution des tranches, la reprogrammation de toutes les unités d’enseignement, l’augmentation des tranches, la suppression des cotisations parentales. « Nos dirigeants ne comprennent que le langage de la lutte. Comme le disait un dirigeant de l’ex-Zaire, un fruit ne tombe que quand il est mûr, mais devant l’ouragan et la tempête de l’histoire, mûr ou pas, il tombe. Lorsque nous serons mobilisés, ils vont le faire », a déclaré Afanvi Traoré, le Secrétaire général adjoint.

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