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Sous les monts Kabyè, on l’appelle Akoussoulèlou, mais à Keteo (préfecture de la Binah) village natale de sa maman on l’appelle Sani : un nom Tem. En effet il se souvient qu’instiller à l’époque par une certaine presse, un long dé- bat avait été animé dans l’opinion, qui pour soutenir ou infirmer que Pascal n’est pas un vrai kabyè.


Il ne serait donc pas le vrai fils de feu Antoine Bodjona. L’ex-ministre d’Etat de Faure serait plutôt un fils Tem du nom de Sani, avait soutenu alors une certaine frange. Mais Fin de parenthèse. Qu’il s’appelle Sani ou Akoussoulelou, est-il que l’ex-Directeur de Cabinet de Faure Gnassingbé est un Kabyè-Tem. Une disposition naturelle qui fait de lui un joker non négligeable dans la recherche d’une porte de sortie à la nouvelle crise politique née depuis le 19 août 2017. Une crise dont certains ont choisi d’en faire une lecture rigidement ethnico-tribaliste.

Tant sur la question, que sur l’actualité qui fait tache aujourd’hui au pays d’Eyadema, nous avons réussi, après moult tractations, à sortir, tant soit peu, l’ex-bras droit de Faure Gnassingbé du silence. Le silence : un repli tactique et « spirituel », nous confiera notre hôte dont l’imposante demeure est visible depuis le rond-point qui porte d’ailleurs son nom : le Rond-point Bodjona. Voilà une des illustrations de la popularité « dangereuse » que cet ex-étudiant activiste des années 90, pure produit de feu Eyadema, a fini par s’acquérir aux yeux et à la barbe de son patron Faure, quoique ce dernier ait hérité du haut fauteuil de Président de la République, légué par son feu-père. 

Et c’est cette popularité qui aurait valu à l’ex-collaborateur - titan des premières années de Faure Gnassingbé, les méandres carcéraux que ses amis d’hier lui ont réservés durant quatre-ans, dans une affaire abracadabrantesque qualifiée «d’escroquerie internationale». Malgré l’omerta qu’il s’est imposée depuis le 06 Février où ses bourreaux lui ont redonné la liberté, le nom de Pascal Bodjona a réapparu depuis quelques semaines dans le dé- bat politique. 
En effet, l’ex-ministre de l’Administration territoriale a été reçu à Accra par le président ghanéen Nana Akufo Addo dans le cadre des tractations en cours pour trouver une porte de sortie à la crise politique qui met les togolais dans la rue depuis quatre (4) mois déjà.

A la question: De quoi avez-vous discuté avec le Président Ghanéen ? L’ex-ministre de Faure répond qu’il a juste eu à donner au président ghanéen son point de vue sur comment on peut résoudre la crise actuelle que traine le Togo. Il se souvient qu’en début de semaine, comme à dessein; la version en ligne du magazine jeune Afrique a publié que Pascal Bodjona aurait repris service au coté de Faure Gnassingbé pour jouer au médiateur dans le dialogue qui se prépare. Aussitôt publié, les proches de l’ex-ministre ont envoyé un démenti pour recadrer les choses. « Bodjona a été certes consulté sur la crise mais il n’en est rien à ce jour sur un rôle qu’il aura à jouer en tant que médiateur » devra-t-on retenir. Mais pour autant le ministre n’a pas caché l’appréhension qu’il a du cadre du dialogue qui s’annonce. En effet Bodjona estime quand à lui que le cadre du dialogue est suffisamment défini à ce jour avec le médiateur ghanéen dans la formule : 7 représentants du pouvoir et 7 représentants de la coalition.

Et pendant qu’on y ait, il se souvient que sans trop attendre les issus de ce dialogue qui traine à prendre corps un confrère a vite fait d’annoncer que le fils de feu Antoine Bodjona -un des premiers cadres kabyè et opposant cacique au régime d’Eyadema d’alors -serait le probable prochain premier ministre de la transition qu’accoucheront ces futurs pourparlers. Sur la question, l’homme de Kouméa répond que « c’est le droit à tout un chacun de spéculer ». Mais seulement voilà, il se trouve que Bodjona, de par ses origines, dispose d’un prof il non négligeable pour servir de porte de sortie de crise quand on sait que les bourreaux de l’alternance brandissent aisément des arguties ethniques pour entretenir le nœud qui plombe tout aujourd’hui.

Depuis le 19 Aout où le Pnp de Tikpi Atchadam a relancé la lutte, l’enjeu de l’alternance est déplacé à loisir par certains esprits retors sur le terrain d’une menace de l’ethnie Tem (ethnie de Tikpi Atchadam) sur l’ethnie Kabyè (ethnie du Chef de l’Etat et qui contrôle l’armée). A la question si lui Bodjona le Kabyè-Tem a la même appréhension de la question de l’alternance, l’ex ministre de l’administration territoriale répond par une autre question « Est-ce qu’à ce jour on a chassé les Tem de Kara ou les Kabyé de Sokode ?». Une réponse qui invite les uns et les autres à élever le niveau du débat pour aller au delà des logiques obstrues entretenues par certains, juste pour cacher l’évidence selon laquelle le Togo ne peut demeurer longtemps cette singularité dans la sous-région.

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