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A en croire le gouvernement, deux armes à feu ne sont pas encore retrouvées. Elles auraient été prises par les militants de l’opposition lors des échauffourées entre manifestants, forces de l’ordre et militaires en septembre dernier à Sokodé et Bafilo.


L’interdiction des manifestations dans ces villes serait donc liée à la circulation de ces armes. Et donc, le gouvernement demande à l’opposition de l’aider à retrouver les armes en question.

« Le gouvernement dit qu'il y a encore deux armes en circulation et soutient que, tant que ces deux armes ne sont pas retrouvées, il serait dangereux de tenir toute manifestation, Même le passage des responsables de la coalition dans ces villes (Ndlr, Sokodé, Bafilo et Mango) n’est pas sécurisant », a indiqué Antoine Folly, président de UDS-Togo, membre de la Coalition.

Et d’ajouter : « Et le gouvernement nous demande de les aider à retrouver les armes ». Et pourtant, la commission d’enquête requise par la Coalition de l’opposition n’est, jusqu’à présent, pas encore mise sur pied.

« Personne n'a apporté aucune preuve de la disparition de ces armes. Il va de même sur les allégations de militaires égorgés, décapités. C'est Pourquoi depuis le début l'opposition à requis une commission d'enquête indépendante et internationale. Le gouvernement y a adhéré, mais n'y fait rien », a souligné Antoine Folly.

Pour Jean Kissi, Secrétaire du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), également de la Coalition, le gouvernement fait du chantage en brandissant la disparition de ces armes et l’assassinat des deux militaires.

« Comment voulez-vous faire des enquêtes de justice tout en enterrant les corps de supposées victimes ? », se demande-t-il. « Braquage au grand marché, braquage dans la maison d'un cambiste, fusillade à l'aéroport... Ces armes ne dépassent-elles pas les deux qui sont supposées être volées ? », s’offusque-t-il.

I.K

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