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Des années indépendance à nos jours, l’extraction du phosphate togolais mené par la CTMB, OTP, IFG et actuellement la SNPT a généré 3 917 milliards de F CFA dont une perte potentielle de 204,29 milliards de F CFA, seulement entre 2005-2015. Thomas Koumou fait un travail de veille économique et alerte les populations sur la gestion faite de ce minerai du sous-sol.


«Selon le rapport N° 53711-TG1 de Septembre 2010 de la Banque Mondiale (BM) sur le Togo, les réserves du phosphate argileux qui étaient estimées à 130 millions de tonnes en 1952, représentaient à la fin de 2008, environs 77 millions de tonnes avec une teneur moyenne de 35% de phosphore. 

Sur cette base, au 31 décembre 2015, les réserves du phosphate argileux peuvent être raisonnablement estimées à 32 millions de tonnes, soit une durée d’exploitation d’environ 17 ans en moyenne. Le gisement du phosphate carbonaté, qui n’est pas encore exploité et qui est supposé représenter l’avenir de nos enfants, est estimé à environ 2 196 millions de tonnes avec une teneur moyenne de 15% de phosphore», indique Thomas Komou, président de Veille Economique, lors de sa conférence-débat mardi à Lomé. 

Jetant un regard comparatif sur le continent africain, Thomas koumou pique le Maroc, un autre producteur de phosphate. L’économiste analyse que «les deux (le Togo et le Maroc) disposent d’importants gisements de phosphate dans leurs sous-sols. Pourtant, pendant que le Maroc se bâtit un empire avec son phosphate, le Togo dans une totale opacité, dilapide le sien. En termes de transparence, l’office chérifien de phosphate (Groupe OCP) possède un site internet sur lequel figurent toutes les informations relatives à la gestion administrative, industrielle et financière de la société. En revanche, la Société Nationale des Phosphates du Togo (SNPT), en 2017, n’a pas de site internet», dénonce veille économique. 

Veille Economique a, en substance dans un document, passé au crible la situation du phosphate tout en tirant la sonnette d’alarme, particulièrement au citoyen togolais. C’est en fait l’avenir des générations futures qui est pris en otage dans le management calamiteux des ressources du sous-sol. 

Notons qu’à nos jours, les conditions de travail à la SNPT sont désobligeantes et vecteur d’interminables mouvements d’humeur des employés en dépit du flou complet lié au retombées des exploitations du phosphate. 

A. Lemou 

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