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L’avènement des réseaux sociaux bouleverse les médias traditionnels. Ces derniers doivent s’adapter ou disparaître. Sur le sujet, le journaliste et Directeur de Publication Pierre-Claver Kuvo donne son avis.


Philosophe, enseignant de l’histoire des médias à l’Université bilingue libre du Togo (UBLT), critique de la presse, journaliste et Directeur de la Publication du bimensuel De Cive (Le Citoyen), Pierre-Claver Kuvo donne son point de vue sur le pourquoi et comment publier la UNE des journaux sur les réseaux sociaux.

« Les réseaux sociaux, quoiqu’on peut leur reprocher, offrent à l’humanité une ouverture sur le monde et revêt d’une grande utilité pour les communicateurs, puisqu’ils permettent d’atteindre un large public. Ils constituent une véritable vitrine. La publication des unes des journaux sur Facebook ou WhatsApp par exemple, rentre dans le marketing commercial et surtout de la promotion de l’organe. C’est un clin d’œil aux annonceurs et aux lecteurs. Il ne faut pas oublier que les organes de presse sont des entreprises et à ce titre, ils se doivent de soigner leur santé financière », explique-t-il.

Il ajoute que ce procédé améliore la vente, touche des cibles variées et permet un contact régulier entre le journal et ses lecteurs voire informateurs. Toutefois, nuance-t-il, il n’est pas question de livrer tous les contenus de la parution sur les réseaux sociaux avant leur publication officielle. 

Il prend l’exemple de ce qui se fait au Togo où certains journalistes livrent sur les radios, repris ensuite sur les plateformes, toute la quintessence de leurs articles. « C’est dangereux pour les ventes », avertit-il.

Selon lui, il est important de se demander si les journaux peuvent survivre aux réseaux sociaux. Convaincu que le journaliste qui écrit aujourd’hui ne le fait pas nécessairement pour informer sur l’actualité, mais pour proposer un autre regard de l’actualité, celui qui prépare son doctorat à l’Université de Lomé estime que « la presse doit aujourd’hui muter vers l’analyse et l’investigation », pour proposer des informations qui ne se retrouveront sur les réseaux sociaux qu’après leur publication dans les organes. 

L’enseignant regrette que les journaux eux-mêmes tuent parfois leurs scoops parce qu’ils les balancent sur les plateformes whatasapp ou facebook… avant même leur traitement et publication dans des journaux.

A.H.

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