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La crise qui secoue actuellement le secteur de l'éducation inquiète plus d'un. Entre les grèves intempestives des enseignants, les descentes des élèves dans les rues, l'indifférence notoire des autorités togolaises, les parents d'élèves ne savent plus à quel saint se vouer. Intervenant dimanche dans l'émission « D12 » sur Pyramide FM, Me Jean Y. Dégli du mouvement « Bâtir le Togo » a invité le gouvernement à prendre la mesure de la situation.


« Je ne peux pas proposer des solutions pour les enseignants, puisque je ne sais exactement ce qui est mis sur la table et ce qu'il y dans la caisse. La seule chose que je peux proposer c'est de faire en sorte que les problèmes dans enseignants soient réglés, et que les problèmes de l'éducation soient réglés. On avait proposé qu'il y aurait des états généraux de l'enseignement ou de l'éducation au Togo, mais depuis rien. Normalement à cette occasion, on aurait pu étaler sur la table les différents problèmes. Et on aurait pu trouver des solutions aux problèmes », a souligné l'avocat.

Le 13 mars dernier, lors de la rencontre Gouvernement-CSET, les autorités togolaises ont déclaré qu’à vouloir à tout prix forcer la satisfaction des doléances syndicales actuelles, l’État togolais court le risque d’un grand déficit budgétaire, voire une faillite dont les conséquences conduiront par exemple à une réduction des dépenses, à la suspension de nouveaux recrutements dans la fonction publique, au blocage des avancements, etc.

Pour Jean Dégli, cet argument du gouvernement ne tient pas la route. « Vous dites que les caisses ont des problèmes. Mais à côté, il y a des gens qui piochent dans les mêmes caisses et personne ne dit rien. Pendant que vous dites que les caisses sont vides, qu'on n'a pas les moyens, les gens sont en train de piocher, de devenir des milliardaires. Mais vous ne dites rien, alors qu'ils ne deviennent pas des multimilliardaires en travaillant, en étant des hommes et des femmes d'affaire. Ils deviennent multimilliardaires en puisant dans les caisses de l'Etat. Comment voulez-vous que les enseignants puissent comprendre qu'à côté, il y a des gens qui pillent les caisses de l'Etat, alors qu'au même moment on leur dit qu'il n'y a rien dans les caisses de l'Etat pour satisfaire leurs problèmes ? Quand on demande de serrer la ceinture, il faut commencer par soi-même », a-t-il conseillé. 

Notons que les enseignants observeront, cette semaine encore, 72 heures de grève. Et ce, à partir de ce mercredi 04 avril 2018. Non seulement ils réclament leurs primes, mais ils exigent également la libération de leurs camarades détenus à la prison civile de Kara.

A. Godfrey

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