Paul Dodji Apévon, le président des Forces démocratiques de la république (FDR, membre de la coalition de l’opposition) refuse l’idée même d’un référendum constitutionnel à ce stade.

Celui-ci a été proposé pour le 16 décembre par la Commission électorale (Céni). Une date qui devra être entérinée en conseil des ministres.

Cette consultation est destinée à demander aux Togolais si ils approuvent ou non une modification de la constitution qui introduit une limitation des mandats présidentiels.

M. Apevon estime que le gouvernement doit d’abord envoyer un projet de loi à l’Assemblée avant de convoquer le corps électoral.

Un projet avait été introduit en septembre 2017 au Parlement, mais faute d’une majorité suffisante, il n’avait pas été adopté.

Dans ce cas, la constitution prévoit que le texte soit soumis au peuple par voie référendaire. Ce n’est pas une obligation, juste une possibilité.

Le gouvernement peut choisir d’envoyer un nouveau projet de loi à l’Assemblée. Si ce dernier est adopté par la majorité requise, il n’y aura pas de référendum.

Pour Paul Dodji Apévon, comme pour la plupart des opposants, le principe d’un référendum n’est pas une bonne nouvelle car il perdent le contrôle sur leurs sympathisants. La décision finale appartient aux électeurs dans le secret de l’isoloir.

source: republicoftogo.com