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dimanche, février 15, 2026

Passerelle d’Agoè-Zongo : l’Assemblée nationale convoque le gouvernement pour des réponses sur l’effondrement

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L’effondrement de la passerelle piétonne d’Agoè-Zongo le 13 décembre 2024, ayant causé des pertes humaines et d’importants dégâts matériels, continue de susciter une vive indignation au sein de l’opinion publique. En réaction, le président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, a convoqué le gouvernement le 20 décembre pour répondre aux interrogations des députés. Cette audition s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’article 16 de la loi n°2024-005 et de l’article 112 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. La convocation du gouvernement par l’Assemblée nationale après l’effondrement d’Agoè-Zongo vise à faire toute la lumière sur ce drame et à proposer des mesures pour prévenir de tels incidents.

Lors de cette séance, la délégation gouvernementale, composée de Pacôme Adjourouvi (ministre des Droits de l’Homme), Sani Yaya (ministre des Travaux publics et des Infrastructures) et Calixte Batossie Madjoulba (ministre de la Sécurité et de la Protection civile), a été interrogée par la députée Germaine Kouméalo Anaté.

Les mesures prises après le drame d’Agoè-Zongo
Face aux députés, le Colonel Calixte Madjoulba a détaillé les actions entreprises par le gouvernement. Le plan ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) a été activé pour gérer les conséquences de cet effondrement, incluant la prise en charge des blessés et un soutien aux familles endeuillées.

Par ailleurs, des mesures ont été engagées pour éviter de futurs accidents similaires :

  • Renforcement des passerelles existantes et installation de portiques pour limiter les charges excessives.
  • Mise en place de dos d’ânes en amont des passerelles pour réduire la vitesse des véhicules.
  • Renforcement des contrôles de charge à l’essieu pour limiter les infractions des poids lourds.
  • Intensification des campagnes de sensibilisation sur les règles de sécurité routière.

Enquête judiciaire et responsabilités attendues
Le gouvernement a confirmé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer les causes exactes de l’effondrement de la passerelle d’Agoè-Zongo. « Toutes les responsabilités, qu’elles soient institutionnelles ou individuelles, seront établies », a précisé le ministre.

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