Samedi dernier, peu avant sa mésaventure à Bruxelles, Gerry Taama a encore réitéré, au micro de RFI, sa position « centriste » vis-à-vis de la crise politique que traverse le Togo depuis plus de 9 mois. Le président du Nouvel Engagement Togolais (NET) estime que « pour sortir du pétrin », il faut organiser, illico presto, les législatives.
Alors que des voix s’élèvent contre toute tentative du régime RPT-UNIR à organiser les élections législatives sans les conclusions du dialogue devant déboucher sur la réalisation des réformes institutionnelles et constitutionnelles, au Nouvel Engagement Togolais, l’on ne voit pas les choses sous cet angle.
Intervenant samedi sur RFI, Gerry Taama a redonné sa fameuse formule pour la résolution de l’équation togolaise. Selon l’écrivain, seules les élections législatives peuvent faire sortir le Togo de son « pétrin».
« C’est bien de demander le départ de Faure Gnassingbé mais en réalité, à la fin de la journée, il est toujours au pouvoir. Aujourd’hui, pour sortir du pétrin, il faut aller à des élections législatives crédibles et transparentes qui vont donner à l’opposition un Premier ministre pour préparer l’élection présidentielle de 2020 et modifier toutes les lois pour battre à la régulière l’actuel chef de l’Etat », a analysé l’homme politique.
Visiblement, l’ancien officier des Forces Armées Togolaises (FAT) a encore ses jumelles fixées sur les prochaines élections législatives, perdant de vue l’essentiel qui est la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles gages d’une élection libre, transparente et crédible. Des réformes qui découleront des conclusions des discussions politiques qui reprendront bientôt sous l’égide de la CEDEAO.
C’est peut-être cette prise de position (puisque allant de le sens des arguments défendus par le régime RPT-UNIR pour organiser, par force, les législatives) qui a déchainé le courroux de la diaspora togolaise samedi à Bruxelles. Dommage!
Godfrey Akpa

