Le dialogue entre le pouvoir togolais et l’opposition regroupée au sein de la Coalition des 14 étant dans l’impasse, la CEDEAO tranchera au cours de son sommet qui se tient le 31 juillet à Lomé. Quelle pourrait être la feuille de route de sortie de crise ? Magloire Kuakuvi a sa petite idée.
A en croire le professeur de philosophie de l’Université en retraite, acteur actif de la société civile, la solution à la crise politique enlisée depuis août 2017 passera par les recommandations de l’institution communautaire. Les élections législatives seront organisées. « Réformes ou pas », précise-t-il.
Dans le contexte actuel, ajoute-t-il, « ceux qui prétendent parler au nom du peuple ignorent en fait le rapport de force ». Il souligne que « là où le peuple peut prendre ses responsabilités sans risques, c’est dans les urnes ».
A la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Magloire Kuakuvi l’encourage à privilégier « l’organisation du scrutin législatif, éventuellement, sous sa supervision ».
La C14 insiste que Faure Gnassingbé, l’actuel président, ne se représente plus en 2020 pour un quatrième mandat. Le parti au pouvoir ne veut pas l’entendre de cette oreille.
Les deux parties ont une position diamétralement opposée. Les facilitateurs Nana Akufo-Addo et Alpha Condé peinent à concilier les protagonistes de la crise. Tout le monde attend donc la feuille de route de l’institution communautaire.
