Plus de 75 jeunes ont bénéficié de la signature de contrat d’apprentissage ce mardi 28 juillet dans la préfecture d’Avé, précisément à Kévé ville située à 50 km de Lomé. C’est une initiative de l’association Néo-presta; elle se donne cette tâche d’aider surtout les jeunes à avoir un métier sous la main, dans les domaines de couture, mécanique, informatique, coiffure, soudure,… Après la signature des contrats du jour, le président de l’association M. Sélom Kokou, handicapé visuel, a accordé une entrevue à la rédaction Togoactu24.com

Monsieur le Président Bonjour!
Bonjour monsieur le journaliste.

Votre association s’est donnée pour mission d’aider les jeunes à apprendre un métier. Pourquoi le choix des jeunes et non d’autres couches de la sociales?

Merci pour la question, au fait on a commencé avec les personnes handicapées et aussi les personnes âgées et autres, mais l’idée qui m’a ramenée à cibler la jeunesse, comme on le dit souvent, la jeunesse c’est la vie d’une communauté, c’est le futur. La seconde raison, j’étais un excellent gardien de but dans le quartier, mais faute de moyens, j’ai quitté le village pour Lomé, je n’ai pas eu toujours de support, alors je suis revenu au village, j’ai crée un groupe, on a commencé avec le sport, le football, ça na pas toujours marché comme je voulais, je me suis tourné vers l’apprentissage. Artisanat est un métier qu’on ne peut pas regretter, on aura au moins quelques choses à faire. C’est pourquoi avec cette association on a choisi de soutenir la jeunesse, ces jeunes avec un métier pourront en retour bâtir la communauté.

Monsieur Kokou, après la signature de contrat, faites-vous un suivi de ces jeunes?

Effectivement, le suivi se fait. Nous avions un comité en place composé de superviseurs et coordonnateurs qui se déplacent trois fois par semaine. On a 63 ateliers, ils passent dans ces ateliers, nous avions des cahiers de correspondance, quand le superviseur passe, il signe le cahier, le patron et les apprentis aussi signent et c’est avec ces cahiers que nous travaillons, donc je dirai qu’il y a un suivi qui se passe bien, merci.

Monsieur Sélom, dites-nous par rapport aux contrats précédents, aviez vous de bons résultats?

Oui humm, on ne peut pas dire que tout est bien, nul n’est parfait, surtout ces jeunes là sont des orphelins des orphelines , en toute franchise il y a certains qui se sont mariées, ils ont des enfants, abandonnées par leur maris, elles sont à la maison c’est eux que nous prenons en charge. Donc à l’heure ou je vous parle, on peut dire que 85 % de ces jeunes sont à cœur, ils ont décidé d’évoluer. Les 15 % restant, on s’est rendu compte que il y a certains qui sont possédés, dérangés par des esprits mauvais, mais il y a d’autres qui sont vraiment en manque de moyens, donc nous avions mis en disposition des mesures, on a loué des chambres pour d’autres, on a essayé d’assister d’autres aussi par des vivres pour les encourager et bon nombre ont repris la formation, c’est qui nous pousse à les accompagner afin qu’ils deviennent quelque chose demain.

Monsieur le président de Néo-presta, comment arrivez-vous à trouver les moyens pour accompagner ces jeunes?

Oui franchement, parlant on a pas une source de financement aujourd’hui, on le souhaite dans les jour avenirs. Mais je ne suis pas née aveugle, je voyais avant, et c’est un jour que la maladie est survenue, donc j’étais quelqu’un qui aime aider les gens, je n’ai pas un grand travail mais tout le monde qui a un besoins, par la grâce de Dieu je n’arrive pas fermer la main, donc je suis quelqu’un comme le dit les anglais « I am a popular man ». Quand j’avais travaillé à Lomé, j’ai aidé pas mal de personnes, ce qui fait que quand je suis tombé malade, les gens m’appellent aah Sélom, on a appris que tu es devenu non voyant, on t’envois ceci. Je me suis dit sans l’intervention de Dieu, ces gens là ne peuvent pas se souvenir de moi, donc je ne peux pas tous consommer, il faudrait que je serve dans la vie de quelqu’un, et comme la Bible recommande d’aider les veuves et les orphelins, je divise donc mes biens en quatre parties et je donne 3/4 pour ce projet. Il y a aussi un groupe de prière appelé les 12 apôtres de Jésus, qui se souvient de moi par moment. Alors comme je l’avais dit, nous avions pas une source de financement. Voilà et au jour d’aujourd’hui nous avions un bureau et mes collaborateurs ont compris et on travaille ensemble

L’association Néo-presta a t-elle un programme pour le futur?

Oui dans les mois à venir, rapidement on a programmé regrouper ces jeunes dans un centre et actuellement nous avions négocié quatre chambres et nous allons parler de Jésus-Christ à ces jeunes, qu’ils sachent que c’est ce que je dois faire et c’est ce que je ne dois pas faire. Ensuite leur parler de leur vie, c’est-à dire l’importance de l’artisanat afin qu’ils sachent ce qui sont en train de faire, par ce qu’il y a certains franchement ils viennent par ce qu’on leur a dit il y a quelqu’un qui veut aider je doit aller. Si on leur parle ils connaîtront réellement l’importance de ce qu’ils sont entrain de faire.
Il faut dire aussi dire que nous avions une nouvelle liste de plus de 200 jeunes qui veulent apprendre un métier, mais nous n’avions pas encore de moyen. Nous attendons donc les bonnes volontés pour pouvoir lancer ces jeunes. En dernier position, nous avions programmé regrouper les artisans de la communauté et presque nous travaillons dans trois cantons: canton de Kévé, Ando, et Azahoun, donc rassembler ces artisans, leurs donner des cours sur comment gérer son entreprise, son atelier et ce qu’il faut faire avec les sources de revenus, c’est ce que nous pensons faire dans les mois à venir, croyant que Dieu est vivant nous allons réussir.

Monsieur Sélom Kokou, aviez vous quelques choses à ajouter?

Bon pour mon mot de fin, je voudrais dire à quelqu’un que si tu penses à l’évolution de l’autre, automatiquement le double te revient, pour dire que si tu aide quelqu’un le ciel va t’aider et déborder. Donc je lance cet appel aux hommes de bonnes volontés d’y participer puisque après la signature de contrat, nous allons procéder au payement des frais de formation pour toutes ces personnes et on doit le faire avant la fin de la formation pour qu’ils puissent passer les examens, donc on a besoin vraiment d’argent, pour que ces jeunes ne deviennent pas des délinquants. Moi je le dis souvent, si tu ne sème pas, tu ne va pas récolter, alors essayez de semer dans la vie de quelqu’un et un jour vous allez récolter. Ma prière tous les jours est que Dieu aide ces jeunes à devenir quelque chose un jour, éviter la misère, la précarité dans nos communautés, nous prions le seigneur de toucher les cœurs pour que ces jeunes là ne s’arrêtent pas à mis chemin. Vous pouvez nous contacter au numéro WhatsApp : 00228 90 29 50 55 ou appel 99 40 48 61, merci à tout le monde? merci à monsieur le journaliste et que le seigneur vous bénisse.