A la suite d’un article publié le dimanche 16 décembre dernier par le site Newlandinfo.com, intitulé « Ifodjé FC d’Atakpamé, un leader fabriqué » relatif à la montée de la corruption dans le football togolais, une pluie de réactions continue de s’abattre sur la terre footballistique nationale. L’une des réactions plus ou moins intéressantes, tirée de la réflexion d’un arbitre et sous la forme d’un constat, dit qu’ « Après les élections, nos différents championnats vont refaire surface. Je me pose une question : C’EST POUR ALLER Où ?… Et notre cher arbitre, de développer en ces termes ci-dessous :
« Au cours des dernières compilations internationales, nos représentants ont été très vite « ABREGES ». Vous avez suivi le Tournoi de l’UFOA B. Est-ce que, sincèrement, nous pouvons comparer notre Football à celui des autres ? Du retour de la CL (Ligue des champions) pour son dernier match en retard, KOROKI a été battu à BASSAR. Ce qui signifie que GBIKINTI aurait pu valablement représenter le Togo !!!
Alors, messieurs les juges-arbitres, qui sont ceux qui fabriquent nos CHAMPIONS ?? L’arbitrage étant devenu un véritable business, c’est les plus offrants qui sortent.
Dans les problèmes du football togolais, le corps arbitral doit se remettre sérieusement en cause et s’il ne tenait qu’à moi, je balayerais tout pour reprendre à zéro. ».
Ceci, je le rappelle, est une réflexion écrite d’un arbitre, sur la plateforme des arbitres… togolais. Elle vient naturellement comme pour crever l’abcès. Et surtout donner raison à ceux qui pensent et crient depuis très longtemps, que l’arbitrage togolais est pourri. Il est rempli d’hommes et de femmes trop intéressés par les pots-de-vin. Et, comme l’a indiqué plus haut notre arbitre qui en a marre (peut-être) de ces pratiques malsaines, « L’arbitrage étant devenu un véritable business, c’est les plus offrants qui sortent ».
Ainsi, certaines consciences sont touchées, certaines langues se délient… et donc, tout va se savoir. Puisque tout commence par se faire savoir. Et ça, c’est les tout premiers fossoyeurs du football togolais qui sont dénoncés : les arbitres. On peut à présent, passer à la deuxième catégorie des tueurs de ce football. Dans leur monde, on les appelle les doyens. Et tous sont d’anciens arbitres. La plupart sont devenus sous l’ère « Akpovy », des commissaires de match, ou des responsables ou membres des commissions attachées à l’arbitrage, à l’organisation des rencontres ou même à l’homologation des résultats.
Les doyens ont pour caractéristique de donner des consignes d’avant match. Ils constituent une sorte de boussole qui guide l’arbitre vers le lieu « convenu » où son bateau doit accoster. Morceaux choisis sur la plateforme des AT : « Dès que les désignations sont publiées, des doyens appellent les arbitres pour leur demander s’ils ont vu les désignations, comme si les intéressés ne sont pas sur whatsapp. Et c’est comme ça que ça commence. Ils prétendent te donner des conseils, des conseils, des conseils, des conseils…et au finish, c’est pour te dire qu’ils sont pour quelque chose dans ta désignation. Conclusion, tu dois faire quelque chose ». Voilà dressé le cliché ! Et c’est comme ça que se passent les choses ces dernières années.
« L’arbitrage étant devenu un véritable business, c’est les plus offrants qui sortent ». C’est ainsi que certains présidents de club ont fini par rentrer dans cette bastringue, dans cette farandole macabre. Surtout ceux qui ont connu tardivement le football, et qui le prennent comme une sorte de tremplin pour se faire une renommée ou atteindre quelque sommet jusque-là inaccessible à eux… Ces responsables irresponsables constituent la troisième catégorie des fossoyeurs du football togolais. Ils sont malheureusement les plus nuisibles pour la jeunesse, à laquelle on apprend à ne plus faire d’effort, à ne pas se battre pour gagner un simple match de football… D’où la descente aux enfers programmée de cette discipline au Togo.
Enfin, une dernière catégorie de personnes que nous appelons les « sous-marins ». Ce sont de véritables hypocrites, eux. Ces hommes et femmes visiblement distingués, qui sont devenus, à tort ou à raison, des collaborateurs du Comex ! Parce qu’ils siègent à Kégué. Ils y travaillent ; ô mon Dieu !
Eux, ils ont tendance à se montrer tout beaux, tout fières, si propres et tellement blancs que finalement, on sait qu’ils paraissent juste tout ça ! Les « sous-marins » bossent pour tout le monde (joueur, secrétaire, président, arbitre, journaliste, et même supporter) pourvu que quelque chose tombe. C’est d’eux que résultent les problèmes insolubles de la fédération. Leur signe particulier est le trucage. Des mensonges, aux licences antidatées, en passant par de fausses informations pour perturber les commissions indépendantes, ils sont capables. Ils excellent dans tellement de coups-bas que le président de la FTF ne sait quel bout tenir pour sauver son navire en détresse. Si seulement le Colonel Akpovy pouvait lire dans chacun des cœurs de ces « sous-marins » qui l’entourent ! Sans doute que la majorité devrait être virée.
Et justement, c’est pour ne pas en arriver à cette extrémité que cette Chronique demande juste aux accusés de se lever, de jurer de dire la vérité, ensuite de se repentir à jamais. Se repentir, oui. Pour une réelle rédemption du football togolais. Les récents résultats catastrophiques (Humiliation 1-4 des Eperviers face aux Fennecs d’Algérie en éliminatoires de la CAN 2019 ; éliminations précoces de ses représentants –Koroki et Gomido- en coupes continentales ; l’équipe nationale junior, sortie au premier tour du tournoi de l’UFOA B organisé à Lomé ; et la raclée 1-5 prise ce mardi 18 décembre 2018 par les moins de 23 ans, à Kumasi face à leurs homologues du Ghana en match aller des éliminatoires de leur CAN), nous l’ordonnent. Et donc, accusés, levez-vous et jurez de dire la vérité ! Ensuite, changez de comportement !

