Le 20 décembre 2018 ne doit pas être la « seule référence », selon le CACIT

Du même auteur

Le Président du Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) intervenant sur une radio privée de la place ce matin a estimé qu’il est urgent que les réformes constitutionnelles et institutionnelles se fassent d’abord avant tout scrutin.

Spéro Mahoulé, président du Collectif des associations contre l’impunité au Togo, semble ne pas comprendre pourquoi la Commission électorale nationale indépendante (CENI) poursuit les travaux alors que les réformes ne sont pas encore faites. Si le pouvoir se focalise sur la préparation de l’organisation des prochaines législatives, tout porte à croire qu’il veut « bloquer les réformes », remarque-t-il.

« Les recommandations de la CEDEAO ont fixé le 20 décembre pour en finir avec la crise avant la fin de l’année et les gens prennent cette date comme la seule référence qui veut qu’on fasse les élections », critique le président du CACIT. Il est clair pour lui que les chefs d’Etat et de gouvernement, à travers leur feuille de route de sortie de crise à l’issue du 53ième sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest organisé à Lomé le 31 juillet dernier à Lomé, ont voulu que les réformes se concrétisent avant d’envisager l’organisation d’une quelconque élective. Le 20 décembre dans ce cas, serait, selon lui, une date indicative.

Spéro Mahulé propose à la place de ce qui se fait actuellement que le gouvernement libère épuise toutes les mesures d’apaisement et qu’il envoie à l’Assemblée nationale un projet de révision de la Constitution.

Il est urgent que la problématique de la candidature du chef de l’Etat togolais pour un quatrième mandat trouve également une solution. « Les 2 parties sont bloquées sur leur position. Si ce problème est réglé, en moins de 24 heures, toute la crise togolaise trouvera solution, nous pourrons avoir les réformes constitutionnelles, institutionnelles et toutes les autres que nous voulons », soupire-t-il. « Et normalement, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, dans l’intérêt de sa population, doit faire les choses correctement. Il appartient au chef de l’Etat de savoir que pour être à l’aise dans la communauté, il faut qu’il fasse un certain nombre de choses. Et il le sait », souligne en outre Spéro Mahulé.

La situation togolaise d’aujourd’hui n’augure rien de bon. C’est une bombe à retardement, avertit-il. « Aucun événement social n’est pas prévisible, il faut tout faire pour l’éviter », prévient le président de cette organisation de la société civile.

A.H.

- Publicité -spot_img

De la même catégorie

Dernier article