– « Le temps était bien sûr révolu où la France faisait des choix pour les Africains », Marc Vizy

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C’est devant un parterre d’acteurs politiques, de diplomates accrédités, des membres du gouvernement et des organisations de la société civile que l’ambassadeur de France a encore évoqué la crise togolaise. C’était dans sa résidence à Lomé le 14 juillet, jour de la commémoration de l’indépendance de la France.

A maintes reprises interpellé par les Togolais de la diaspora, Emmanuel Macron, le président français de qui l’on attend une solution au problème togolais a à plusieurs reprises dit que l’Union Africaine est la mieux indiquée. Il a récemment déclaré « que le statut quo n’est pas possible au Togo ». Un bout de phrase interprété de mille et une façon, par le parti au pouvoir comme l’opposition se retrouvant chacun dans la sortie du président français.

Le 14 juillet dernier Marc Vizy qui est au Togo depuis 10 mois est revenu sur cette crise. Il laisse entendre que la France n’a plus la main mise sur les pays africains. « Le temps était bien sûr révolu où la France faisait des choix pour les Africains ». Il a suivi de près « des blocages, des divisions, des violences parfois, mais également des regroupements, des convergences, des propositions de sortie de crise et puis un dialogue ».

Le diplomate français réitère encore une fois de plus la position de la France portée par Macron : « Il revient aujourd’hui aux facilitateurs de la CEDEAO la tâche d’opérer la synthèse des événements et discussions de ces derniers mois (…) Il n’appartient évidemment pas à la France de se prononcer sur ces modalités, encore moins sur les choix que les Togolais seront les seuls à pouvoir faire…».

Et le peuple togolais attend bien sûr les résolutions au soir du 31 juillet après le sommet de la CEDEAO à Lomé.

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