Des coalitions non soudées, des objectifs non atteints, voilà à quoi ressemble la lutte engagée par l’opposition togolaise depuis belle lurette pour l’alternance. Plus les échecs se multiplient, plus l’opposition s’éloigne de son but. Bon nombre de togolais se sont toujours posé de questions souvent sans réponses.
Diagnostiquant en long et en large le problème de l’opposition, le pasteur Johannes Bavon du Front des Architectes de la République (FAR) semble avoir trouvé ce qui manque à l’opposition togolaise. « Le problème de l’opposition togolaise est simple. C’est parce qu’elle manque de stratégies. Et si elle manque de stratégies, c’est parque n’a pas de stratèges. Elle manque de groupe de réflexion, de groupe de techniciens qui auront pour rôle d’analyser la situation et proposer des stratégies adéquates pour en finir ingénieusement avec ce régime », a expliqué le président du FAR
Il poursuit en disant : « L’opposition togolaise n’a jamais eu de think tank. Ce que l’opposition togolaise fait d’habitude, c’est que quand il y a une crise, on se rassemble et chacun vient avec ses propositions. Et souvent c’est la voix du plus fort qui s’impose. Cela fait que l’opposition n’a jamais avancé parce qu’il lui manque de la stratégie ».
Pour cet homme de Dieu, le principal problème de l’opposition se résume au manque de stratégies. Il va jusqu’à tenter de déceler la force du pouvoir qui, selon lui s’offre les services des experts, des conseillers qui lui proposent des stratégies. Par ailleurs, il invite l’opposition à se ressaisir et à travailler en synergie pour conclure la lutte qui n’a trop que duré.
