Comme si c’était hier mais ça fait déjà quatorze ans.
Il y a 14 ans, disparaissait le président Gnassingbé Eyadema.
En ce mardi, jour anniversaire des 14 ans de sa disparition, un office œcuménique aura lieu sur l’esplanade du Palais des congrès de Kara (Nord du Togo).
Difficile à croire mais c’était vrai.
En ce 5 février 2005 en fin d’après-midi, les Togolais apprennent incrédules la nouvelle : Gnassingbé Eyadema est décédé.
Au pouvoir depuis 1967, le ‘vieux’ se confond avec l’histoire de son pays. Sa disparition semble donc inconcevable.
Et pourtant, les premiers communiqués officiels diffusés à Lomé et les messages de condoléances émanant de leaders étrangers ne laissent guère planer de doute la réalité du décès.
Ceux qui l’ont aimé, soutenu politiquement ou combattu reconnaissent en lui une personnalité étonnante et attachante, un charisme évident et une vision pour son pays et pour l’Afrique.
Il a donné à son pays des structures d’Etat solides qui ont résisté aux tempêtes.
Le Togo est demeuré à l’abri des violences, de l’instabilité, des rivalités ethniques et religieuses. Reconnaissons-le.
Le régime s’est transformé au rythme de la société environnante et est notamment passé du parti unique au multipartisme, de l’autocratie à la démocratie.
Comme en son temps pour le général de Gaulle il a été reproché à Gnassingbé Eyadema d’avoir une vision autoritaire du pouvoir.
Mais bon,quatorze ans déjà qu’il a laissé le Togo orphelin. Mais pas plus longtemps quand même .Son fils a pris son relais.
La rédaction.
