Complot contre la sûreté : 3 inculpés après les manifestations à Lomé

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Les manifestations des 5 et 6 juin 2025 à Lomé ont entraîné une vague d’arrestations. Les autorités togolaises ont relâché 56 personnes le 9 juin, après leur garde à vue. Ce geste a été salué par des organisations de défense des droits humains. Pourtant, l’affaire prend une nouvelle tournure. Trois individus restent poursuivis pour complot contre la sûreté, une accusation grave dans le contexte actuel du pays.

Parmi les personnes inculpées figurent le Français Steeve Didier Rouyar, ainsi que les Togolais Yao Mario Junior Zodzi et Arioh Akewome Lito. Le gouvernement les accuse de « trouble aggravé à l’ordre public » et de complot contre la sûreté intérieure de l’État. Cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression et les limites de la contestation politique au Togo.

Maître Célestin Agbogan, président de la Ligue togolaise des droits de l’homme, s’est exprimé sur le traitement réservé aux détenus. Selon lui, plusieurs manifestants libérés présentent des traces visibles de coups. Il évoque même des actes de torture subis dans les locaux de la gendarmerie.

En plus des trois inculpés, une quinzaine d’autres personnes restent en garde à vue. Leur situation reste floue, et aucune charge précise n’a été communiquée. Ce manque de clarté entretient les inquiétudes sur la transparence de la procédure judiciaire.

Les défenseurs des libertés réclament des garanties. Ils demandent un respect strict des droits humains et appellent les autorités à mettre fin aux pratiques violentes. À Lomé, les effets des troubles récents se font encore sentir dans l’opinion publique.

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