Le prétendu Apôtre de Dieu Gabriel Kokou Doufle est derrière les barreaux pour plusieurs chefs d’accusations

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Le prétendu Apôtre de Dieu Gabriel Kokou Doufle est derrière les barreaux pour plusieurs chefs d’accusations

Trouble à l’ordre public, harcèlements sexuels, viols sur des fidèles, séquestration, sédition, diffamation, telles sont les charges retenues contre la personne de Gabriel Kokou Doufle, le premier responsable d’une organisation religieuse dénommée « Montagne de Sainteté ». L’homme qu’on qualifie de « gourou », croupit depuis mercredi dans les geôles de la prison civile de Lomé.

Nous publions en février dernier, l’alerte du Pasteur Kossi Habib Barth Afolabi, Directeur de publication du magazine Maranatha sur un drame politico-religieux en cours sur le territoire togolais, précisément à Djagblé et à Assrama. Deux localités qui respectivement hébergent deux camps de concentration tenus par celui-là qui se dit « Apôtre de Dieu » en la personne de Gabriel Kokou Doufle.

Sur les deux sites, les fidèles vivent en communauté sous l’emprise d’une prophétie selon laquelle, Jésus-Christ reviendrait à partir du Togo pour son retour sur terre annoncé il y a 2000 ans. Malheureusement les adeptes de cette « secte » vont devoir encore attendre car leur « éclaireur » est derrière les barreaux.

Sieur Gabriel Kokou Doufle, a été appréhendé la semaine dernière selon les informations, par les forces de l’ordre. En présence du 2e substitut du Procureur de la République, l’accusé a laissé entendre qu’il a agi selon les prescriptions de Dieu face aux chefs d’accusations portés contre lui et qui font de lui, un « vrai gourou », vu les nombreux drames qui ont été relevés dans ces camps de concentration. Il a été déféré à la prison mercredi.

Notons que le 26 février dernier, une décision du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales a mis fin aux activités de cette organisation sur le territoire jusque dans ces camps de concentration.

L’homme pour rappel, avait annoncé qu’il serait président de la République togolaise dès mars 2020 après avoir prophétisé la « mort subite » de l’actuel chef d’Etat et ce, sans élection.

Le « prétendu » serviteur de Dieu devra prendre le pouvoir depuis sa cellule si jamais la prophétie venait à se réaliser.

Icilome