Ouro-Tchikpa Tchatikpi démonte les arguments de Boukpessi

POLITIQUE

Le hic, aujourd’hui, entre la Coalition des 14 partis de l’opposition et le gouvernement concerne les itinéraires des marches, même si au fond tout le monde sait que c’est une interdiction tacite des manifestations de ce regroupement de partis politiques.

Pour Payadowa Boukpessi, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, les organisateurs ne sont plus autorisés à prendre leurs itinéraires, parce que les riverains, sur ces voies, se plaignent du ralentissement des activités économiques.

Cet argument est démonté hier par le Conseiller du Parti national panafricain (PNP), Oura-Tchikpa Tchatikpi lors de la conférence de presse bilan de la première journée de manifestation.

D’abord pour ce dernier, le ministre en charge de l’Administration territoriale n’a pas le droit de changer les itinéraires des marches, selon les dispositions de la 16 mai 2011 qui définit les conditions des manifestations publiques.

« Lorsqu’il argumente en disant que c’est parce que les riverains protestent comme quoi leurs affaires n’arrivent pas à marcher comme il se doit, là où il nous amène, est-ce qu’il n’y a pas des gens ou des boutiques là-bas ? Si aujourd’hui nous acceptons à aller là-bas, vers Bè-Kpota, si les riverains de là aussi commencent par protester, on va nous dire d’aller à Avepozo ? Après Avepozo, on va nous dire d’aller à Aneho ? Voilà là où réside le problème. Selon la loi du 16 mai 2011, le ministre n’a pas le droit d’imposer des itinéraires. Nous nous opposerons toujours à cette imposition », a indiqué Ouro-Tchikpa Tchatikpi.

Payadowa Boukpessi, a-t-il ajouté, viole la loi et la Coalition n’est pas prête à le satisfaire.

I.K

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