Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le président national du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR) n’épouse pas totalement toutes les revendications politiques que brandissent Jean-Pierre Fabre et ses amis de la Coalition des 14. A en croire Nicolas Lawson, le retour à la Constitution de 1992 n’est pas la formule adéquate à l’équation togolaise.

Mercredi dernier, intervenant sur les antennes de la radio Zéphyr, Nicolas Lawson a fait le compte rendu des discussions qu’il a eues avec les responsables de la Coalition des 14 le 13 mai dernier à Lomé.

Pour lui, connu pour ses critiques épistolaires sur la situation socio-économique et politique du pays, cela ne sert à rien de retourner à la Constitution de 1992. Puisque le problème togolais se résume tout simplement à la mauvaise gouvernance dont fait preuve le régime en place. Ce qu’il faut, c’est de changer le gouvernement actuel et aller à un référendum pour doter le Togo d’une Constitution qui répond aux défis nouveaux.

« Je leur ai expliqué que pour nous au PRR, nous n’allons pas retourner à cette constitution, cela ne sert à rien. Il faut plutôt se battre pour que la constitution en vigueur soit respectée par le pouvoir en place », a-t-il proposé.

Et de poursuivre : « Ce qu’il faut savoir est que quand la gouvernance est mauvaise dans un pays, il faut changer le gouvernement en place. Ce n’est pas avec une constitution de 92 que vous allez changer ces gens-là. Je prônais depuis des années un référendum pour doter le pays d’une nouvelle constitution qui tienne compte des réalités actuelles et réponde au défi de l’avenir ».

Le président du PRR soutient que la constitution en vigueur n’est pas respectée et cela a rendu toutes les institutions de la République illégales et anticonstitutionnelles.

Selon Nicolas Lawson, la Coalition des 14 semble avoir compris ces propositions. « Après m’avoir écouté, certains (ndlr, responsables de la Coalition) m’ont clairement dit que le but c’est le changement, l’alternance et l’amélioration de la gouvernance dans le pays et que les revendications posées sont pour eux une façon de faire la pression », a-t-il ajouté.

En tout cas, reste à si la Coalition des 14 va prendre en compte ces propositions de Nicolas Lawson.

A. Godfrey