LA UNE POLITIQUE

Blocage à la CENI /Isabelle AMEGANVI accuse UNIR.

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L’Union des forces de changement (UFC) ne veut pas faire retirer son représentant à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), pour laisser se traduire dans les faits la décision du Comité de suivi de la mise œuvre de la feuille de route de la CEDEAO, concernant la recomposition paritaire de cette institution. Me Isabelle Ameganvi, présidente du groupe parlementaire ANC, explique la situation.

Pour la 2e Vice-présidente de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), c’est une situation créée par le parti au pouvoir, UNIR qui pense qu’il pourra nommer les représentants de l’opposition à la place de cette dernière. « Nous disons que ce problème a été créé par UNIR à l’Assemblée nationale, qui a estimé devant nommer à la place de l’opposition ses représentants, et aujourd’hui, c’est à UNIR régler le problème pour que l’opposition ne pâtisse pas », a indiqué Me Isabelle Ameganvi.

Elle ne voit pas à quel titre, avec deux députés, l’UFC ferait une mainmise sur la CENI « au détriment de l’ADDI qui a le même nombre de députés à l’Assemblée nationale ». A l’en croire, si les 5 autres représentants envoyés au parlement n’ont pas leur quitus pour être à la CENI, les trois autres nommés ne prêteront pas serment.

« Ils (Ndlr, les députés UNIR) sont en train de dire que l’Assemblée nationale est confrontée à un problème. C’est que le représentant de l’UFC qui est là-bas depuis octobre 2017 dit se maintenir à la CENI et qu’eux aujourd’hui, en faisant exécution de l’accord intervenu, ne peuvent pas, tant qu’ils n’ont pas réglé ce problème, nommer encore les 5. Ça veut dire que l’opposition aura 6 représentants au titre des partis parlementaires à la CENI. Ce qui n’est pas normal. Nous avons compris qu’ils veulent régler ce problème de l’UFC avant de pouvoir nommer ceux que, en conformité à la décision du Comité de suivi, nous avons envoyé », a expliqué la présidente du groupe parlementaire ANC.

Et d’ajouter : « Dans tous les cas, tant que nous n’avons pas nos 8 représentants, aucun de nos membres n’ira prêter serment ou ne rejoindra la CENI. Le Comité de suivi n’a pas demandé à l’opposition d’envoyer 3 représentants, mais 8 ».

Rappelons que OBUTS d’Ageyomé Kodjo, le NET de Gerry Taama et l’organisation de la société civile COPED ont retiré leur membre de la Commission Electorale Nationale Indépendante.

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