Couvre-feu : Un policier victime de la bavure de ses camarades

0
519
Couvre-feu : Un policier victime de la bavure de ses camarades

Le couvre-feu, de 20 heures à 6 heures, décrété au sommet de l’Etat en début du mois en riposte à la propagation du coronavirus, prend une tournure inquiétante.

De plus en plus de griefs sont portés contre les éléments de la force anti-pandémie chargée de faire respecter le couvre-feu à Lomé et dans ses environs. Des bavures policières sont signalées ici et là.

Dans la nuit du mercredi 15 avril par exemple, les habitants du quartier Agoè-Logopé, « ont vécu un enfer indescriptible », rapportent les informations. En effet, détaille la source, « Les agents des forces de l’ordre et de sécurité qui étaient en faction dans la zone du Carrefour du Pardon jusqu’au bar Tazo, peu avant le camp GP, n’ont pas manqué de refaire le portrait à tous ceux qui passaient peu après 20 heures. Ils ont frappé tout le monde. Femme, vieux et enfants. Même ceux qui se trouvaient devant leur portail n’ont pas échappé à la folie de ces agents ».

Dans la nuit de ce même jour, le rédacteur d’un quotidien de la place a été sérieusement bastonné devant sa maison à Nukafu à Lomé.

Toujours dans le quartier Agoè-Logopé, dans la même nuit, cette fois-ci, c’est un policier en civil qui se rendrait à sa base au camp GP qui a eu la malchance de tomber dans les mains de ses frères d’armes. Le temps que ses bourreaux ne se rendent compte qu’il est un des leurs, il a été copieusement bastonné et son corps méconnaissable.

A en croire les sources concordantes, un jeune-homme est décédé des suites des coups à lui donnés par les forces de l’ordre, il y a quelques jours.

Ces exemples pour montrer que le rôle premier de couvre-feu qui est la dissuasion en cette période délicate et sensible est train de faire place à la répression. Au grand dam des populations de la capitale et de ses environs.

Icilome