Drame de Lungi : Les familles des victimes réclament toujours le rapport définitif des enquêtes

12 ans après le drame de Lungi, où en est-on avec l’enquête sur le crash de l’avion qui a ôté la vie à 13 Togolais parmi lesquelles figurait l’ancien ministre des Sports Richard Atipoé ? C’est la grande question que les familles des victimes se posent et attendent qu’une lumière soit faite sur cette affaire, afin qu’elles puissent enfin faire leur deuil.
Si les familles des victimes du drame de Lungi n’ont pas encore fait leur deuil, c’est parce qu’ils attendent, disent-ils, les résultats définitifs des enquêtes. Selon ces familles, il leur est impossible de faire le deuil de leurs proches disparus sans savoir réellement ce qui causé leur disparition 3 Juin 2007 à Lungi en Sierra Leone, après le match des Eperviers contre les Leones Stars.

« Il y a eu des premières enquêtes qui ont fournis un rapport préliminaire. Les enquêtes se sont poursuivies et maintenant il y a un rapport final. Nous voudrions qu’on mette ces rapports à notre disposition pour que nous puissions savoir réellement ce qui s’est passé. Nous sommes des parents des victimes », s’est plaint Abib Amouzou, Directeur exécutif de l’association « Lungi à jamais » en conférence de presse ce 3 juin.

L’autre point sur lequel, l’association a tenu à faire cette conférence de presse reste l’indemnisation des familles des victimes par l’Etat Sierra Léonais. Sur 13 familles des victimes, 12 d’entre elles ont été indemnisées pour un montant de 50 00 dollars sur une somme de 100 000 dollars par famille, soit la moitié de la somme qui aurait dû être versée aux familles des victimes, selon les dispositions prévues par l’Etat Sierra Léonais.

Et à ce jour, tout semble plonger dans une insouciance totale tant au niveau des autorités togolaises qu’au niveau des autorités de la Sierra Léone, apprend-on. Non seulement les familles ne sont pas rentrées en possession de l’autre moitié de leur indemnité, c’est-à-dire les 50 000 dollars restant en plus d’une famille qui n’a même rien touché, mais aussi toutes les démarches administratives allant dans le sens d’une reconnaissance de l’Etat togolais demeurent infructueuses.

A ce sujet, « Les familles des victimes sentent du mépris vis-à-vis des gouvernements togolais et Sierra léonais », indique le directeur exécutif de l’association qui estime que c’est terrible pour « Un règlement amiable » et pire, ils n’ont mêmes de répondant des autorités pour les situer.

Pour ce faire, l’association des familles de victimes de « Lungi à jamais » prévoit donc rentrer en procès avec le gouvernement Sierra Léonais au plus tard le 1er juillet prochain. Elle a d’ailleurs mis des jalons avec des juridictions à Bruxelles à cet effet.

Un appel a donc été lancé à l’endroit du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé en guise de rappel à sa promesse selon laquelle une « sitelle » au nom des victimes serait érigée. Il avait également promis aider les familles des victimes à résoudre cette affaire.

Il est à noter qu’à l’occasion du 12ème anniversaire de cette tragédie, les familles des disparus ont demandé une messe ce lundi 3 juin 2019 pour rendre hommage à leurs parents, amis, proches, frères et sœurs.

icilome

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