Le CHR de Dapaong désormais entre les mains d’une organisation internationale

SOCIETE

Le gouvernement poursuit l’extension de son projet de contractualisation dans les hôpitaux publics du pays. Après le Centre hospitalier régional (CHR) d’Atakpamé, le Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Blitta et le Centre hospitalier et universitaire (CHU) Sylvanus Olympio, c’est au tour du Centre hospitalier régional (CHR) de Dapaong de bénéficier dudit projet.

Mardi au CHR de Dapaong, le Professeur Moustafa MIJIYAWA, ministre de la Santé et de la Protection sociale, a procédé au lancement du projet de contractualisation dans ce centre de référence de la région des Savanes.

Avec cette approche contractuelle qui se définit comme une délégation de la gestion des structures hospitalières publiques à une entité privée, la gestion du CHR de Dapaong sera désormais assurée par l’Organisation internationale pour la Gestion Hospitalière (OIGH). Selon le gouvernement, l’objectif est non seulement d’harmoniser les ressources par rapport aux prestations, mais aussi d’améliorer la prise en charge des populations.

« Cette approche va permettre à l’hôpital de dégager plus de bénéfices et d’investir dans un fonctionnement optimum, l’objectif étant la satisfaction de la population et d’arriver à une meilleure gestion des hôpitaux publics », a déclaré Prof. Moustafa MIJIYAWA.

Le CHR de Dapaong est le seul centre de référence de la région des Savanes. Et selon son Directeur, BEKET Batassamsouwé Brice, il est organisé en pôles techniques de soins, d’aides aux diagnostics et d’une pharmacie hospitalière lui permettant d’assurer, de jour comme de nuit, des soins nécessaires aux patients.

Ce centre de santé public, désormais géré par une organisation internationale, dessert une population estimée à environ 985.000 habitants, accueillant de ce fait les malades référés des districts sanitaires de Tône, de Tandjoaré, de Cinkassé, de l’Oti et du Kpendjal, ainsi que ceux venant des pays voisins tels que le Bénin, le Burkina-Faso et le Ghana.

Précisons que « l’approche contractuelle » consiste à déléguer la gestion d’un centre de santé public à une société privée spécialisée dans la gestion des hôpitaux. Et selon le gouvernement togolais, il ne s’agit pas d’une privatisation.

Godfrey Akpa

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