Covid-19 : Le déchirement des familles au Togo, très accentué

0
178

Dans ces deniers jours d’avril, les violences familiales ont connu une recrudescence importante surtout à Lomé. Les services d’écoute sont de plus en plus sollicités particulièrement par les femmes. Selon le groupe d’action et de réflexion Femme, démocratie et développement, le nombre d’agressions signalées contre les femmes a considérablement grimpé dans ce mois d’avril par rapport à la même période en 2019 ; Ces mesures de riposte au covid-19 à savoir le confinement, le couvre-feu, fermeture d’écoles sont sans doute les vraies raisons qui expliquent la hausse des violences familiales.

Les violences familiales sont soit psychologique soit physique et elles sont constatées entre époux ou entre parents et enfants. Les victimes en première ligne sont les femmes et malheureusement, il arrive que certaines meurent suite à ces violences subies.

 Un entretien le lundi dernier, au quartier Lomé-klikamè avec une femme, laissait entendre ces termes : « une fois que mon mari revient du service, il me crie dessus et dit qu’il ne connait pas mon importance dans la maison ; ce qui me fait couler les larmes parfois, c’est lorsqu’il m’injurie et me crie dessus devant les enfants, les voisins et presque tout le quartier entend ces cris. Surtout dans ces moments de confinement, ça devient insupportable et il m’arrive à l’idée de me suicider pour me reposer en paix, dit-elle.

Le constat est clair et très frappant ; les violences familiales ce sont accrues ces derniers jours. Les raisons suivantes expliquent l’accentuation de ce phénomène. Le confinement, le couvre-feu instauré, la fermeture d’écoles,… Face à ces mesures de riposte au covid-19, les familles passent assez de temps ensemble, ce qui n’est pas de leurs habitudes. Certains ont fermés leur lieu de travail, les sorties sont limitées et quasi-impossible la nuit entre 20h et 6h à cause du couvre-feu.

Une situation inquiétante à laquelle les autorités doivent penser de façon urgente pour endiguer ce mal de violence familiale, d’autant plus que la date du levé des mesures de riposte reste encore incertaine.