Le décès d’Omar B relance le débat sur la précarité des artistes

Le décès d’Omar B relance le débat sur la précarité des artistes

CULTURE SOCIETE

L’artiste de la chanson Rnb a quitté le monde des vivants ce jeudi 20 février dans des conditions qui rappellent la précarité des artistes, toutes catégories confondues, au Togo.

La triste nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Désormais Omar B, Omar Ahiangban à l’état-civil, ne tiendra plus le micro, ne fredonnera plus ses morceaux avec sa voix suave. Il a rejoint le ciel dans la fleur de l’âge.

De quoi est-il mort ? Les premières informations expliquent que l’auteur d’« Ayaydoudou nédjo », « Ogba », « Crois en Toi », « amétakpola », « élatsènawo », entre autres, est mort suite à une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

D’autres sources insistent sur le fait qu’il aurait pu en guérir s’il a été dans un centre de santé digne de nom. Elisabeth Apampa, une animatrice cultuelle très proche des milieux des artistes, écrit sur sa page facebook qu’« on ne lui a peut-être pas diagnostiqué le vrai problème ».

Elle ajoute, visiblement en colère, que « S’il était millionnaire, il serait allé depuis au Maroc ou Ghana » pour se faire soigner du mal qui le rongeait depuis quelques semaines.

La disparition de ce talent qui a pourtant réalisé plusieurs chansons ou albums de bonne facture relance ainsi les débats sur la précarité des artistes togolais qui meurent des maux facilement soignables.

Omar B sera enterré cet après-midi au cimetière musulman d’Adétikopé après la prière de 13 heures à la mosquée de Forever.

Icilomé