Les barrières invisibles

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Les barrières invisibles

Le Togo célèbrera le 8 mars, la Journée internationale des femmes.’Je suis de la génération égalité’ est le slogan choisi par l’ONU.

Léa Tchabinandi Yentcharé Kolani, la ministre en charge des Droits de la femme, a dressé le bilan des actions entreprises par le gouvernement.

Au plan juridique, plusieurs lois ont été adoptées qui assurent une plus grande protection aux femmes et qui corrigent les déséquilibres . Dans le domaine économique, elles bénéficient d’un dispositif qui leur permet d’obtenir un quart des marchés publics, de programmes socio-économiques et des aides via la finance inclusive.

Les femmes sont incitées à postuler à des postes décisionnels au sein des entreprises publiques et privées et de l’administration. Dans les ministères ou à l’Assemblée nationale, le personnel se féminise.

‘Nonobstant les progrès réalisés le chantier demeure encore vaste. Pour avancer davantage, il est donc nécessaire que chacun joue sa partition en vue de parvenir à un monde sans discrimination où les hommes et les femmes, les filles et les garçons bénéficient des mêmes droits et opportunités’, a décalé la ministre.

Près de 90% de la population mondiale, tous sexes confondus, a des préjugés envers les femmes, montre une étude publiée jeudi par le Programme des Nations unies pour le développement à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes.

Les hommes font de meilleurs dirigeants politiques ou d’entreprises que les femmes. Aller à l’université est plus important pour un homme que pour une femme. Les hommes devraient être prioritaires sur le marché de l’emploi lorsque les offres sont rares.

Neuf personnes sur dix dans le monde – femmes comprises – nourrissent au moins un préjugé de ce genre, conclut l’agence onusienne sur la base de données provenant de 75 pays représentant plus de 80% de la population mondiale.

La proportion est la plus forte au Pakistan (99,81%), devant le Qatar (99,73%) et le Nigeria (99,73%). 

L’Andorre (27,01%), la Suède (30,01%) et les Pays-Bas (39,75%) mènent le wagon des « bons élèves », que la France accroche tant bien que mal, avec plus d’une personne sur d’eux ayant au moins un préjugé sexiste (56%).

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) évoque, « malgré des décennies de progrès », la subsistance de « barrières invisibles » entre les hommes et les femmes.

L’agence de l’ONU appelle gouvernements et institutions « à utiliser une nouvelle approche politique pour faire évoluer ces opinions et ces pratiques discriminatoires ». Et faire chuter la statistique la plus glaçante de son rapport : 28% des gens dans le monde pensent qu’il est normal qu’un homme batte sa femme.

Republicoftogo