Lomé, Togo – Le vendredi 24 novembre dernier, le siège de l’Assemblée nationale togolaise a été le théâtre d’un débat contradictoire animé autour du rapport d’audit de la Cour des comptes sur la gestion du fonds de riposte et de solidarité Covid-19 pour l’exercice 2020. Organisée par la mission d’information mise en place par la représentation nationale il y a un mois, cette séance de débat a rassemblé une pléiade d’acteurs, parmi lesquels des membres du gouvernement, des représentants de la Cour des comptes, des collaborateurs ministériels, des députés, des diplomates, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile et des médias.

L’objectif de cette initiative, inscrite dans la logique de contrôle de l’action gouvernementale et de transparence dans la gestion des deniers publics, était de favoriser des échanges approfondis, d’éclairer la population sur les mécanismes de gestion des fonds alloués à la riposte contre la Covid-19, et de tirer des leçons pour l’avenir.

Au cours des dernières semaines, la mission, composée de sept membres, a auditionné plusieurs membres de l’exécutif. La présidente de la Commission, Balouki Legzim, a souligné que des préoccupations particulières liées à la communication des termes de référence, à la transmission des rapports provisoires avant validation, et au respect des règles procédurales ont émergé lors de ces auditions.

Il est ainsi devenu impératif de passer en revue les observations de la Cour des comptes, de questionner les mécanismes de gestion des fonds alloués à la riposte, et de vérifier que les fonds de concours de riposte et de solidarité ont été utilisés conformément à leur mission.

Après des heures d’échanges animés, la Commission a recueilli de nombreuses informations pertinentes, des précisions et clarifications essentielles pour éclairer le débat. Les résultats de cette mission d’information seront consignés dans un rapport qui sera présenté lors d’une plénière à l’Assemblée nationale à l’issue de ses activités, prévues pour ne pas dépasser 45 jours.

Ce débat, qui s’inscrit dans une démarche de responsabilité et de redevabilité, met en lumière l’engagement du Togo à assurer une gestion transparente des ressources allouées à la riposte contre la Covid-19. Il souligne également l’importance du rôle des institutions de contrôle dans la préservation de l’intégrité des deniers publics et dans la construction d’une gouvernance plus efficace et transparente.